Lumière sur le dispositif de l’intracting

Partager sur linkedin
Partager sur twitter
Partager sur facebook
Partager sur email

Dans le but de répondre aux objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre et de consommation d’énergie du patrimoine immobilier, les collectivités trouvent souvent dans les travaux de rénovation énergétique une solution efficace. Outre les traditionnels emprunts bancaires, certificats d’économies d’énergie et subventions, le mécanisme de l’intracting ouvre la voie à un financement différent, innovant, de ces travaux énergétiques. L’intracting est un dispositif de financement mis en place par un tiers permettant à une entité de réaliser des opérations visant à améliorer l’efficacité énergétique d’un patrimoine immobilier, et dont les économies ainsi réalisées permettent le remboursement de l’apport financier initial (amorçage).

Au lieu d’une approche budgétaire, basée sur une logique annuelle, qui ne fait pas le lien entre investissement et exploitation, ce mécanisme prône la constitution d’une ligne budgétaire dédiée permettant de réinvestir chaque année les économies réalisées en section de fonctionnement, permettant ainsi l’auto-alimentation du fonds.

L’objectif principal de l’Intracting est bien la création d’un cercle vertueux, et ce, à plusieurs niveaux :

  • Au niveau financier d’abord, en favorisant les actions de performance énergétique à fortes économies et à temps de retour sur investissement rapide (en cohérence avec les caractéristiques de l’emprunt). Ce qui permet par la suite de réinvestir les économies réalisées sur le long terme et ainsi répéter le schéma.
  • Mais aussi au niveau culturel, puisque l’Intracting est un moyen de mobiliser les services internes de l’entité, pour les sensibiliser, les responsabiliser sur la bonne gestion du « fonds » en leur donnant les moyens de suivi et de gestion appropriés.

 
A noter toutefois que ce mécanisme ne permettra pas de répondre à l’ensemble des enjeux en matière de performance énergétique des bâtiments dans la mesure où les rénovations lourdes s’autofinancent rarement et doivent donc être mises en place, non pas avec le souci de rentabiliser l’opération sous le seul angle financier, mais aussi sous l’angle socio-économique (amélioration du bilan carbone, amélioration du confort des usagers).

A l’aube d’élections municipales qui verront arriver à la gestion de nouvelles équipes et de nouveaux projets, les sujets de rénovation énergétique doivent devenir un engagement majeur des nouveaux exécutifs et prendre une place importante dans les PPI qui seront en discussion dès l’automne 2020.