Un resserrement en zone euro et aux États-Unis
Les décisions de septembre confirment des orientations monétaires contrastées entre les principales économies.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base. Depuis le 16 septembre, le taux de la facilité de dépôt s’établit ainsi à 2,50 %. Cette décision intervient alors que les tensions sur les prix se sont renforcées, notamment sous l’effet de l’énergie. La BCE prévoit désormais une inflation moyenne de 3,0 % en 2026, puis 2,5 % en 2027.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a également augmenté ses taux de 25 points de base. La fourchette cible des Fed Funds atteint désormais 3,75 % à 4,00 %. L’institution reste confrontée à une inflation jugée élevée, malgré une activité économique toujours solide.
Des positions d’attente au Royaume-Uni et en Suisse
La Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu son taux directeur à 3,75 % en septembre. L’inflation britannique atteignait 3,1 % en août, ce qui invite la banque centrale à conserver une politique restrictive tout en évaluant la persistance des tensions inflationnistes.
La Banque nationale suisse (BNS) conserve, de son côté, son taux directeur à 0 %. L’inflation suisse reste modérée, à 0,8 % en août, malgré une remontée récente liée principalement aux prix de l’énergie.
Le Japon poursuit sa normalisation
La Banque du Japon (BoJ) continue de se distinguer par une normalisation progressive. En septembre, elle a relevé son taux de référence autour de 1,25 %, après l’avoir porté à 1 % en juin. Le niveau des taux japonais reste toutefois sensiblement inférieur à ceux observés aux États-Unis, au Royaume-Uni ou dans la zone euro.
Pour les collectivités territoriales, ces écarts de politique monétaire peuvent continuer d’alimenter la volatilité des marchés obligataires. La BCE reste déterminante pour les conditions de financement en zone euro, mais les décisions américaines, britanniques ou japonaises participent également à la formation des taux longs. Dans cet environnement, le calendrier des financements et l’évolution des anticipations de taux restent des points de vigilance.