Les dernières réunions du mois de juin des principales banques centrales confirment la diversité des cycles monétaires.
La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base en juin, portant notamment le taux de dépôt à 2,25%, face au retour de tensions inflationnistes.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a, pour sa part, maintenu son principal taux directeur dans une fourchette de 3,50% à 3,75%, privilégiant une approche prudente dans un contexte d’incertitudes sur l’inflation et le marché de l’emploi.
La Banque d’Angleterre (BoE) conserve également une position d’attente avec un taux directeur de 3,75%, tout en restant attentive à la persistance des tensions sur les prix.
À l’inverse, la Banque nationale suisse (BNS) maintient une politique très accommodante avec un taux directeur de 0%, profitant d’une inflation durablement maîtrisée.
Enfin, la Banque du Japon (BoJ) poursuit une normalisation très progressive de sa politique monétaire. Après plusieurs relèvements successifs, son taux directeur s’établit à 1,00%, un niveau qui demeure très inférieur à ceux observés en Europe, au Royaume-Uni ou aux États-Unis. La BoJ conserve toutefois une approche prudente, compte tenu d’une inflation encore jugée insuffisamment ancrée autour de son objectif et des incertitudes pesant sur la croissance.
Pour les collectivités territoriales, ces orientations rappellent que les conditions de financement restent largement dépendantes des anticipations de marché. Si la BCE demeure la référence directe pour le coût de l’endettement en zone euro, les décisions des autres grandes banques centrales continuent d’influencer les taux longs et les conditions d’accès au crédit.
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